Are we hard yet?’

Les deux duos N&C et Zeitguised, conscients de leur supériorité respective sur l’autre camp, ont embrassé l’idée d’un mode de collaboration qui assurerait leur destruction mutuelle.

Un objectif : déstructurer la hiérarchie qui procède à la construction des images.

Ce projet tend à créer de nouveaux sens à l’image « remixée » sans effacer le sens originel. Il s’agit de jouer…

L’autre objet est de tourner le langage de l’imagerie érotique et son message de séduction jusqu’à l’absurde sans pour autant s’éloigner de la célébration des sens.

Le titre enfin est un clin d’œil aux artistes qui osent défier leurs propres limites.

Deliquescences’

Virtuellement modifiées, les structures biologiques végétales réagissent différemment à la chaleur et aux outrages du temps.

La matière organique adopte alors un autre mode de vieillissement et donc de décomposition.

Le flétrissement et la fanaison naturelle s’effacent en laissant place à une liquéfaction artificielle.

Towards another
(Big Bang) theory’

Geoffrey H. Short approche avec la série « Another (Big Bang) theory » les concepts du sublime, la terreur et l’allusion qu’il interroge en montrant tout d’abord l’indéniable beauté visuelle des explosions.

Short encourage non seulement la contemplation mais aussi à exprimer les émotions que l’on ressent face à de telles images et à penser aux différentes allusions qui leurs sont associées – principalement la violence de la mort.

Il questionne les concepts souvent débattus dans le domaine de la photographie : l’illusion et l’allusion.

Bien que Short ne photographie pas des évènements qui ont réellement eu lieu, ceux là ont nécessité la collaboration de techniciens en effets spéciaux, ils font référence à d’autres explosions bien réelles cette fois : le Big Bang bien sûr, un bombardement terroriste, une explosion atomique…

Le cadrage choisi par le photographe nous empêche de définir l’emplacement exact, il rend impossible l’identification du lieu de ces explosions et il ne nous reste plus qu’à retourner à nos pensées urbaines et faire appel à notre mémoire collective et cinématographique.